Amnesty International Luxembourg Droits humains : les lycéens mobilisés

En 2013, Amnesty International Luxembourg a développé un programme afin de sensibiliser les lycéens aux droits humains. Une démarche qui a connu un vif succès. « 16 lycées nous ont sollicités. Nous avons ainsi touché 1800 élèves de plus de 15 ans », souligne Virginie Magis qui, en compagnie d’Antoniya Argirova, a piloté le programme d’éducation aux droits humains (EDH) initié par la section luxembourgeoise d’Amnesty International (AI). Un vrai succès. Pour ce faire, l’association a soigné ses interventions. « Les interventions dans les classes durent 2 heures. Nous organisons des ateliers et des jeux de rôles favorisant les échanges autour de problématiques comme l’égalité des genres, le mariage forcé ou bien encore les droits sexuels et reproductifs », précise l’animatrice. « Nous avons également élaboré des kits pédagogiques qui recoupent des jeux, des quizz, des témoignages et des informations. Nous sommes aussi dans l’action dans la mesure où les adolescents peuvent rédiger des lettres pour réclamer justice. Des courriers ont été envoyés en ce sens, notamment au Mexique ».

Les jeunes s’impliquent, dans la durée

Une démarche qui n’est pas anecdotique. « Ces lettres ont un impact. En 2013, nos efforts ont permis la libération de 34 personnes et ont contribué à sauver 14 autres personnes condamnées à mort ou dont la vie était menacée par les autorités. Des résultats en forte progression par rapport à 2012 », précise Stan Brabant, le directeur d’Amnesty International au Luxembourg qui compte 800 membres et emploie 7 collaborateurs. Une équipe qui, comme les 80 autres sections actives à travers le monde, se bat pour un monde plus juste et plus solidaire. L’implication de la jeunesse en faveur des droits humains est à ce titre fondamentale.

« Nous sommes d’autant plus satisfaits que des professeurs et des jeunes nous aient recontactés suite à une  intervention en classe pour créer des groupes-écoles qui se mobilisent dans la durée. Ils continuent donc à envoyer des lettres et des pétitions, mais ils organisent également des rencontres et des débats pour sensibiliser et recruter d’autres jeunes. Ils sont comme des ambassadeurs et nous les accompagnons dans leur implication », précise Virginie Magis.

De bon augure pour l’avenir. « En nous accordant une aide pour financer ce programme pendant un an, l’OEuvre nous a permis d’assurer son lancement dans les meilleures conditions. Et l’opération est un succès. Nous travaillons désormais à en assurer la pérennité », conclut Stan Brabant.