IBLA Partenaire des agriculteurs bios

Très actif sur le terrain, l’IBLA dispose aujourd’hui de son propre laboratoire de recherche. Grâce à cet outil, l’institut va pouvoir affiner ses analyses et ses conseils et ainsi participer à l’essor de l’agriculture bio dans le pays.

« L’IBLA (Institut fir biologesch Landwirtschaft an Agrarkultur Luxemburg) a pour mission de conseiller les agriculteurs qui ont choisi de développer une agriculture biologique. Pour cela, l’équipe effectue des tests sur différentes céréales et des légumineux. Par exemple, l’ambition est de conseiller le blé le mieux adapté pour fabriquer du pain à un agriculteur bio, et cela compte tenu de sa parcelle et de différents critères », explique Evelyne Stoll, chercheuse au sein de l’IBLA.

Créée en 2007, l’association est organisée en deux pôles : un pôle dédié à la recherche (financé pour certains projets par le plan d’action pour l’agriculture biologique et pour d’autres par des programmes de recherche européens) et un second pôle « consultants » (financé à 80% par le Ministère de l’agriculture et à 20% par les agriculteurs biologiques) chargé d’informer et de conseiller les agriculteurs afin de les aider à améliorer leur production.

L’équipe qui se compose de huit personnes dont trois chercheurs est ainsi très proche des professionnels sur le terrain. Elle développe également des actions d’information et de sensibilisation en direction du grand public.

Le Kärelabo

L’aide de l’Œuvre a permis à l’IBLA d’optimiser encore la qualité de ses tests et de ses analyses. « Cela nous permet d’investir dans notre propre matériel et d’aménager notre laboratoire. Pendant longtemps nous avons pu profiter du laboratoire du lycée technique agricole d’Ettelbruck qui nous prêtait ses installations. Mais il nous fallait bien entendu composer avec des horaires et des disponibilités pour l’accès au laboratoire. Cela générait parfois de l’attente, ce qui est préjudiciable dans la mesure où ce laps de temps peut modifier nos analyses, car l’humidité et la masse des graines testées peuvent évoluer », explique Steffi Zimmer, également chercheuse.

Les nouvelles machines seront installées dans un laboratoire improvisé dans une ferme entre Munsbach et les champs d’essai. « La situation géographique est idéale car nous travaillons essentiellement avec des agriculteurs bio installés dans le nord du pays. Avec le Kärelabo, nous gagnons en efficience scientifique, en indépendance et en réactivité », conclut Evelyne Stoll. Un atout pour développer l’agriculture bio dans le pays. Pour l’heure, elle ne pèse que pour 3% dans la production de l’agriculture nationale.