Op der Schock asbl L’association Op der Schock ouvrira un centre d’hébergement en 2015

En 25 ans d’existence, Op der Schock s’est considérablement développé. « Et ce n’est pas terminé », confie Nicole Fisch, sa directrice.

L’association Op der Schock est connue pour ses activités liées au jardinage et aux plantes. Mais la palette de services est bien plus large.

Nicole Fisch: Tout a démarré en 1989 avec la création de l’atelier protégé et depuis lors nous avons effectivement élargi notre champ de compétences afin de répondre à différents besoins. Aujourd’hui, Op der Schock propose divers services en matière de formation, de loisirs et de travail. Nous disposons effectivement d’une coopérative qui assure l’entretien d’espaces verts pour une clientèle privée mais également des communes ainsi que la production de plantes commercialisées par notre magasin situé sur notre site à Redange-sur-Attert. Nous fabriquons et commercialisons aussi des bougies artisanales et des céramiques. Nous travaillons actuellement à la diversification de nos activités, notamment dans le domaine de la restauration. Op der Schock et son équipe de 37 personnes, va de l’avant.

L’avenir, c’est surtout un gros projet en matière d’hébergement.

Nicole Fisch: Un projet de longue haleine puisque nous y travaillons déjà depuis des années. L’ambition est de construire deux bâtiments qui offriront 25 places d’hébergement à des personnes mentalement handicapées, sur un terrain qui a été mis à notre disposition par l’État, à Mertzig. Les lieux abriteront des studios qui pourront accueillir des couples plus autonomes, ainsi que des chambres individuelles. Des éducateurs seront bien entendu logés sur place pour assurer la bonne organisation. Le chantier a démarré au printemps 2014 et si tout va bien, les bâtiments seront habitables fin 2015.

Le budget est-il bouclé ?

Nicole Fisch: Le budget total est de 5,5 millions d’euros. L’aide que l’OEuvre nous a accordée est bien entendu appréciable. Il est certain que sans cette aide, nous aurions été obligés de décaler le projet dans le temps. L’OEuvre nous a d’ailleurs déjà aidés en participant au financement de l’agrandissement de notre atelier protégé en 2002. Le reste de l’opération sera financé par des fonds propres, des dons et du financement public. S’y ajouteront bien entendu les loyers perçus. Le financement est globalement assuré. Ces hébergements répondent à une vraie attente. Tous les logements sont déjà réservés et une liste d’attente a déjà été mise en place.