ALGSC – Plan National de Thérapie Sport-Santé

photo : Docteur Charles DELAGARDELLE – Membre fondateur de l’Association luxembourgeoise des groupes sportifs pour cardiaques, Président de la FLASS, Président de la société luxembourgeoise de la médecine du sport, pionnier du projet Sport-Santé

 

Campagne de sensibilisation – Plan National de Thérapie Sport-Santé – Luxembourg

 

Le Sport-Santé : une utilité publique en théorie mais pas encore en pratique

« Le projet Sport-Santé a vu le jour en 1984 quand j’ai fondé l’ALGSC (Association Luxembourgoise des Groupes Sportifs pour Cardiaques), une association dont l’activité ne se dément pas à ce jour. Elle constituait alors le premier groupe de ce genre au Luxembourg. L’idée de l’utilité du sport, appliquée à certaines pathologies, s’est imposée à moi progressivement, au fil de discussions entre collègues, de lectures d’articles spécialisés et de participations à des congrès. En effet, jusqu’en 2000, le sport n’avait pas vraiment de rôle à jouer dans les pathologies oncologiques et neurologiques ! Il était même prohibé ! ».

Le problème du Sport-Santé est simple : il est plus facile de prendre une pilule que de bouger

En 2012, l’Œuvre organise une table ronde donnant l’occasion au docteur Delagardelle d’exposer son idée du sport de santé. Le financement qui en résulte permet d’engager un chercheur pour effectuer un inventaire exhaustif de ce qui existe dans ce domaine au Luxembourg. S’ensuit la création de la Fédération Luxembourgeoise des Associations de Sport-Santé (FLASS), regroupant tous ces groupes sportifs, dont le Docteur Delagardelle est Président.

« Nous voulons œuvrer afin que les gens acceptent de faire plus d’exercice physique. En propageant ce message, nous espérons augmenter le nombre de sportifs de santé » explique Charles Delagardelle. « Or, le problème du Sport-Santé est simple : il est plus facile de prendre une pilule que de bouger. » À force de discussions et de prises de contact, le comité parvient à intéresser le Ministère de la Santé. Ils ont un argument de poids : de nombreuses études prouvent en effet que le sport systématique utilisé comme remède dans le cadre des maladies oncologiques aboutit aux mêmes résultats que la thérapie médicamenteuse, mais à des coûts bien moindres. Un poste à plein temps est accordé à la FLASS – une mesure capitale, selon le Docteur Delagardelle, qui espère encore voir grandir la Fédération. « Il faut que nous élargissions la Fédération à d’autres membres, dans l’optique que tous acceptent de travailler dans le même sens. La formation des infirmières, des moniteurs et des médecins, avec qui il est fondamental d’avoir une collaboration efficace, est également essentielle. Ces acteurs de terrain constituent en effet les personnes de confiance des patients ».

 

www.algsc.lu
www.slms.lu

 

Ce projet a été soutenu dans le cadre de l’initiative :